Enfant et écran, comment ne pas faire des futurs accros ?

Enfant et écran, comment les réguler ?


« En moyenne, les enfants de 3 à 5 ans passent 3h par jour devant un écran ». Ce chiffre m’a proprement scotché. Je vais peut-être passer pour une rabat joie, mais comment un enfant de cet âge là peut-il passer plus de 20 heures par semaine devant la télévision ?

Je ne suis pourtant pas une anti écran absolue, vous me lisez bien derrière un ordinateur et je travaille derrière un PC. Mais en laissant un enfant de 3 ans aussi souvent avec un écran, comment ne pas s’inquiéter d’une future dépendance ?

A la maison, la règle est simple : pas d’écran la semaine. Les choses évolueront probablement dans le temps et avec une future rentrée en CP, mais d’ici là l’accès à la télé et la tablette sera proche du zéro.

Pourtant au départ, mon bout de chou a bien entendu goûté à Pat Patrouille, Peppa Pig et autre Sam Sam. Mais ça finissait souvent mal. Il a déjà du mal à gérer sa colère lorsqu’il est frustré, c’est encore pire avec les dessins animés. Évidemment, on lui donne la main, il veut le bras et plus encore. On avait dit un seul ? Bon allez c’est des petits donc un deuxième. Pas facile de résister aux yeux de biches. Et puis vient le caprice pour le troisième et ça devient l’enfer.

Surtout que les plateformes vidéos comme Youtube et Netflix ne nous aident pas vraiment. Au contraire. A peine le générique de fin entamé, un second épisode démarre et les tentations sont partout avec des suggestions de lectures de tous les côtés. Un système que bébé a très rapidement compris. Du coup on teste des excuses bidons : « Oh mince la box a coupé », « Ah, y’a plus de batterie » 😀 . Mais les subterfuges ne marchent qu’un temps.

Face aux colères et caprices, on a tout coupé.

Plutôt que de passer des heures à négocier, à s’énerver, mieux vaut être ferme mais bienveillant et pédagogue. On y gagne en temps, en patience, en énergie.

Premièrement on supprime la tentation : la tablette n’est pas à portée de vue, ni les DVD. On ne va pas jusqu’à cacher la télé mais chez nous elle n’est presque jamais allumée en journée donc les enfants n’y sont pas du tout habitué.

Avec monsieur, on a délaissé depuis longtemps le petit écran. J’avoue n’allumer la télé le soir que pour du sport où pour Netflix.

Une question d’équilibre

On est pas fou, on sait que nos enfants vont grandir dans un monde d’écrans et qu’ils devront les apprivoiser. Et puis un dessin animé de temps en temps ne va pas l’abrutir (je suis de la génération Dorothée et Minikeums quand même).  

Mais nous partons du principe que les écrans doivent rester sous le contrôle des parents, avec des temps d’utilisation limités. D’ici un ou deux ans, notre 1er aura accès à la tablette avec un timing à respecter et un encadrement sur le contenu.

Aujourd’hui, il lui arrive (très rarement) de jouer sur mon smartphone ou sur la tablette, mais il faut que le jeu ait une finalité pédagogique, éducative.

La TV ? OK mais en famille et devant un classique ! 

Pour les dessins animés, on a fait le choix de partager le moment en famille. Un Disney, Dreamworks, etc… Un classique, une belle histoire sur laquelle on peut discuter ensemble, qui lui apprendra des nouveaux mots, lui fera découvrir un nouvel univers. Et qu’on pourra retrouver en livre avant le coucher.

Il ne s’agit pas de faire des écrans un interdit total, ça serait illusoire. L’objectif sera de permettre à bébé d’avoir un usage utile et ludique de l’écran.

Pour le coup, notre fils apprécie bien plus ce moment de partage de l’écran en famille avec une bonne pizza que seul devant un dessin animé de 20 minutes sans queue ni tête.

Parents, montrer l’exemple !

Bien sûr, c’est à nous de montrer l’exemple. Comment imposer des règles à nos enfants si la télé est constamment allumée ou si nous sommes avec votre portable à table ou quand ils jouent devant nous ? Ici on joue avec les enfants. 

Notre 1er est d’ailleurs très demandeur. C’est sûr, c’est parfois usant mais c’est enrichissant pour tout le monde. Batawaf, 7 familles, Kapla, Playmobils… C’est parfois un sport de les occuper mais progressivement les caprices pour avoir un dessin animé ont disparu.

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